Quelles
sont les principales critiques faites au système
mondial ? Selon le rapport parlementaire,
l'OACI n'établit que des normes "a
minima" et pourtant trente pays ne les respectent
que mal, faute de moyen ou de volonté.
On peut craindre l'apparition de l'équivalent
des "pavillons de complaisance". L'Europe
a réalisé des avancées concernant
les compagnies
des pays tiers mais l'harmonisation reste imparfaite
et les contrôles trop limités. Le
rapport préconise de rehausser le niveau
d'exigence technique et d'établir une surveillance
permanente des compagnies
non européennes. Il suggère également
que le transport aérien mondial adopte
une "culture de sécurité"
avec obligation de transparence et de partage
d'information.
Sur quelles bases sont établies
les 3 classes de sécurité ?
La sécurité
aérienne internationale repose sur une
sorte de système de confiance mutuelle
où chacun s'engage à respecter les
normes édictées par l'Organisation
de l'aviation civile internationale (OACI), à
laquelle 187 pays adhèrent. Les autorités
américaines ont classé les pays
en fonction de leur sérieux à appliquer
les règles de sécurité de
l'OACI. Il y a ceux qui peuvent atterrir aux Etats-Unis,
rangés dans la classe 1 ; les autres dans
la classe 2 ou 3. .
Quelles sont ces normes de classement
? La classe 3 ne respecte pas les normes
de sécurité
minima établies par l'OACI et n'autorisent
pas l'avion à voler. Parmi les 30 compagnies
peux soucieuses de la sécurité
du passager, s'y retrouvent des pays d'Amérique
latine ou d'Afrique qui n'imposent pas à
leurs compagnies le respect de toutes les normes
pour des raisons économiques : la maintenance
des avions représente environ 12% des dépenses.
La classe 2 respecte les normes
établies par l'OACI. la plus part des pays
d'Asie, de l'océanie, Australie, et du
moyen orient sont concernés.
La classe 1 regroupe l'Europe
et l'Amérique du Nord qui s'imposent des
règles encore plus strictes, et les compagnies
de ces pays utilisent des moyens sophistiqués
pour détecter la moindre anomalie technique
ou de pilotage à bord des appareils de
leurs compagnies.
Pourquoi les accidents arrivent-ils ?
Les Européens estiment que c'est à
la collectivité internationale de s'assurer
du contrôle de sécurité
des appareils. Il existe désormais une
liste OACI qui recense les défauts constatés
dans les pays membres. Une quinzaine de pays sont
dans le collimateur, évidemment des pays
pauvres où il existe d'autres priorités
que le transport aérien. |